2021 / the wall

« Alors comme ça, tu t’es dit que t’aimerais bien aller au spectacle ?Pour ressentir ce doux frisson de confusion. Cette lueur de cadet de l’espace. Dis-moi, quelque chose t’échappe, mon grand ? Tu ne t’attendais pas à cela ? Si tu veux découvrir ce que cachent ces yeux froids, tu n’auras qu’à te tailler un chemin à travers ce déguisement ! »

Note d’intention (en construction)

Création 2021, ce projet chorégraphique est librement inspiré du film The Wall d’Alan Parker et de la musique de Roger Waters, fondateur des Pink Floyd.

Conception Katell Hartereau Léonard Rainis Chorégraphie Léonard Rainis avec Joachim Maudet Interprétation Joachim Maudet et un enfant Musique Pink Floyd Durée approximative 45 minutes

The Wall, c’est l’histoire de Pink, un danseur. Autour de lui, il y a un enfant. Mais il ne peut pas le voir. Il s’est construit un mur mental qui le coupe du monde qui l’entoure. Il déploie une imagination débordante et nous fait pénétrer dans les entrailles de son monde intérieur, pour nous donner une vision autour des pertes de repères de notre société. Celui ci cherche à élucider sa place d’homme, de sa beauté et sa poésie, de ses peurs et faiblesses, de ses pulsions. Que ce soit au sein de son couple, sa sexualité, ses addictions ou encore ses héritages éducatifs parfois traumatisants, le spectacle nous amène à suivre, chanson après chanson, le trajet mental du danseur. Fasciné par une chose incontrôlable – certainement le désir d’une immense liberté – quels vont être les moyens mis en œuvre pour palier à ses sentiments contradictoires et ainsi pouvoir encore subsister dans le monde ? Dans cette promenade entre rêves et réalité, ses souvenirs d’enfance sauront-ils le sauver ?

Création 2021 / CCN Le Havre Normandie

Dans la partition très découpée de l’œuvre, plusieurs couches et niveaux de lecture sont rendus possible. Le spectateur peut revisiter cet album d’anthologie en laissant cette composition musicale diriger la pièce, il peut aussi s’attacher au personnage principal ou encore s’attarder à celui de l’enfant, errant sur le plateau sans lien apparent avec le danseur dans cet univers complexe. À travers l’image d’un mur invisible qui construit et déconstruit notre réalité, les corps souhaitent mettre en perspective un kaléidoscope d’impressions, visuelles et sonores, pour nous livrer un message social fort; celui de faire naître en nous le germe du soulèvement.

Ce projet souhaite entraîner le spectateur dans plusieurs dimensions psychiques : la première est « politique », conditionnée par ce mur symbolique, que l’on s’érige soi-même afin de ne pas succomber aux maux de la société, ce mur qui refoule les minorités pour en faire des victimes que l’on souhaite expulser ; les homosexuels, les étrangers, les pauvres, les fous, les malades, les handicapés, les marginaux etc…, ce mur qui représente finalement toutes les erreurs humaines.

La deuxième dimension est temporelle : au fur et à mesure de l’écoute des morceaux, un dispositif scénographique est mis en place permettant une traduction instantanée des paroles. Coexiste alors devant nous le passé (les souvenirs) le présent (affronter ses peurs) et le futur (de quoi demain sera-t-il fait ?). La dernière dimension est celle d’une prise de conscience autour du concept de séparation: de l’individu adulte / enfant, de nos idées / croyances / doctrines parfois excessives, de nos mondes intérieurs / extérieurs. Quels destins pour l’un comme pour l’autre, quels remèdes, et quelles finalités pour l’individu et plus largement l’humanité ?

Calendrier prévisionnel de production

– du 14 au 16 Octobre 2019 : Cléder (29) – du 2 au 7 Mars 2020 : Domaine de Kerguéhennec, centre d’art contemporain (56) – du 12 au 14 Mai 2020 : Centre chorégraphique National du Havre Normandie – du 22 au 25 Septembre 2020 : Le Garage Rennes ou autre lieu de résidence, réseau Tremplin – du 27 au 29 Octobre 2020 : en recherche (avec technique) – du 16 au 20 Novembre 2020 : en recherche (avec technique) – du 14 au 18 Décembre 2020 : en recherche (avec technique)