Travaux en cours

Résidences de territoires

2010-2026

Inventer avec les contraintes et nous tourner vers un public qui n'est pas forcément "partisan de la culture" nous motive beaucoup.
Nous cherchons toujours comment agir directement sur le monde sans passer par un espace unique de production théâtrale tout en restant constamment en jeu face à un public. Chaque fois trouver de nouvelles façons pour l’impliquer.
Ce qui nous importe : que notre présence fasse bouger les pensées, les relations, les habitudes et puisse créer de nouveaux liens « sensibles ».

The Super Héros

2024
C’est un happening collectif où des participants en tenue ordinaire, mais cagoulés, communiquent uniquement par leurs corps. Ils investissent l’espace public, se regroupent par binômes et partagent un état corporel extra-ordinaire, sans raconter d’histoires. L’ensemble forme une installation de corps désirants, semblable à une équipe de super-héros anonymes qui se touchent, s’enlacent, se séparent puis se retrouvent. Parfois, un mot tracé à la craie oriente l’interprétation du passant, suscitant chez lui curiosité, désir ou contemplation. Cette chorégraphie parle d’altérité, de manque, d’amour et de solitude, questionnant notre besoin contemporain de telles figures héroïques.

points de vues / points de vous

2010 - 2027

Ce projet s’est développé d'abord en EHPAD depuis 2010 puis dans de nombreux lieux médico-sociaux (hôpitaux psychiatriques, prison, CMS, épicerie sociale, centre d'addictologie). Les danses s’insèrent dans le quotidien de ces lieux de vie pour créer du lien sans faire spectacle. Ce projet souhaite privilégier avant tout la relation humaine et que l’indicible puisse émerger grâce à la rencontre des corps en mouvement.

l’Abri

2021

"Entrer dans l’Abri, cette tente installée par Katell Hartereau et Léonard Rainis au milieu de la cité, c’est accepter un face-à-face unique et intime, qui nous oblige à abandonner nos oripeaux de spectateur·rice pour redevenir des personnes prêtes à la rencontre à fleur de sensibilité. Sous le petit chapiteau à l’atmosphère cosy se noue une chorégraphie de la fragilité, un tête à tête troublant empli de souffles et d’instants suspendus. La danse au plus près de l’humanité, débarrassée de tout artifice spectaculaire. "
Stéphanie Pichon pour La Passerelle, scène nationale de St Brieuc

Maybe Together Again

2026 - 2027
Création 2027, Maybe Together Again, est un duo chorégraphique pour deux danseurs classiques. le pôle souhaite aujourd'hui travailler le mouvement qui nous relie. Comment trouver ce qui fait harmonie alors même que nos corps contemporains sont soumis à un récit d'avenir incertain ? L'ambition de cette création plateau pour deux danseurs classiques est d'inventer un duo très chorégraphique où la danse met en dialogue un corps-monde s'adressant à ce qui reste de nos élans vitaux.

3H33

création plateau 2019 / quintet
3h33 permet de présenter le travail de la compagnie sous un angle nouveau : une performance ininterrompue de 3 h et 33 minutes, interprétée par cinq artistes et rythmée par une succession de tableaux. Le public est libre d’entrer et de sortir à tout moment, de rester le temps qu’il souhaite, de partir puis de revenir. Cette proposition nous entraîne dans un va-et-vient constant, où les relations entre hommes et femmes peuvent s’imaginer comme une micro utopie. Au fil de cet acte, nous souhaitons rendre visibles les contradictions, les pulsions et la porosité de la nature humaine, en mettant en exergue les polarités du sensible. Le tout, sérieusement, joyeusement, et parfois aussi de façon délicieusement absurde !

Travaux passés

Into The Wall

création plateau 2021 / solo
Into The Wall c’est l’histoire d’un homme. Autour de lui, il y a un enfant. Mais il ne peut pas le voir. Il s’est construit un mur mental qui le coupe du monde qui l’entoure. Il déploie une imagination débordante et nous fait pénétrer dans les entrailles de son monde intérieur, pour nous donner une vision autour des pertes de repères de notre société. Celui ci cherche à élucider sa place d’homme, de sa beauté et sa poésie, de ses peurs et faiblesses, de ses pulsions. Que ce soit au sein de son couple, sa sexualité, ses addictions ou encore ses héritages éducatifs parfois traumatisants, le spectacle nous amène à suivre, chanson après chanson, le trajet mental du danseur. Fasciné par une chose incontrôlable – certainement le désir d’une immense liberté – quels vont être les moyens mis en œuvre pour palier à ses sentiments contradictoires et ainsi pouvoir encore subsister dans le monde ? Dans cette promenade entre rêves et réalité, ses souvenirs d’enfance sauront-ils le sauver ?

The perfect Moment

création plateau 2019 / septet

Pour cette pièce, nous interrogeons la place de l’individu dans le groupe à partir de positions humaines fondamentales. Sur la scène – comme dans le monde – se déploient les figures possibles et impossibles des pulsions sexuelles et violentes qui traversent notre humanité.

De cette tension naissent des allers‑retours constants sur le plateau. Les interprètes, plongés dans des situations collectives, y mettent en jeu un véritable don de soi. Peu à peu apparaissent de nouveaux scénarios, la possibilité d’une pacification entre les sexes, la recherche d’une place, d’une parole, d’une danse singulières. Le corps y est omniprésent, animal, organique, pris dans une forme de contagion qui entraîne le spectateur dans le clair‑obscur d’un tunnel sans fin. On y creuse un sillon mystérieux et indicible : comment chacun peut‑il s’approprier la relation à l’autre, avec ses propres contradictions, dans un monde devenu si piquant ? Au fil de la pièce, l’étrangeté du groupe cède la place à l’étrangeté de soi. C’est dans cette rencontre intime, parfois difficilement supportable, que femmes et hommes peuvent se rapprocher.

Dance With Dinosaurs

création plateau 2015 / quintet

« Ils sont cinq – trois hommes et deux femmes. Cinq solitudes en attente – d’un lieu, d’un lien. S’apprêtant à plonger dans l’inconnu, à aller aussi loin que la réunion de leurs chairs à nu le leur permettra. Leur présence, ensemble, sur scène, n’est pas rattachée à un pourquoi : sans autre certitude que celle d’avoir un corps – sans connaître ses limites, l’étendue exacte de ses possibilités – ils sont en chemin, en devenir ; s’invente progressivement un organisme neuf, fabriqué dans un battement constant entre dedans et dehors, surface et profondeur. Attentifs à ce qui a lieu, au moindre geste, au plus infime frémissement, ils laissent infuser l’espace, agir le temps pour que s’ouvre le champ des possibles. De cette vacance va naître une tension, une aimantation des peaux qui se répercute d’un individu à un autre – forme des duos, des trios, des zones de recueillement, des constellations charnelles en expansion. L’invention d’un périmètre de jeu commun leur permet d’explorer toutes les nuances de l’être-ensemble, de passer du surgissement physique brut à des compositions stratifiées, pleines de reliefs et d’interstices : dispersés ou à l’unisson, agglutinés ou solitaires, ils façonnent des sculptures de gestes où une jambe, un bras, une cuisse, une main, un sexe apparaissent sous un jour nouveau, modelant des concrétions physiques qui transforment les contours du corps familier. Construit sur la durée, à travers une lente décantation d’états, le processus de Léonard Rainis et Katell Hartereau s’apparente au partage d’un dépassement : s’arracher aux limitations du corps socialisé, et aller puiser dans les sédiments d’une force archaïque pour trouver une sortie de soi – vers le présent. A la fois exploration intimiste de ses propres limites et interrogation collective dance with dinosaurs tend vers un épuisement des possibles. »
Gilles Amalvi / décembre 2016

Minimal

création plateau 2015 / solo

Minimal invite le spectateur à porter son regard sur l’essentiel — la ligne, la forme, l’état et le détail.
La danse s’écrit en direct, guidée par la pulsation régulière d’une musique minimaliste.
Comme une poésie dépouillée mais précise, l’interprétation d’un corps seul explore la beauté de la simplicité. Entre rigueur et sensibilité, Minimal fait émerger une danse pleine et épurée, en quête de sa propre essence.

Every Little Movement

création plateau 2014 / trio

Comment une recherche axée principalement sur le corps et le mouvement pur, très proche du travail des danseurs en studio, peut-elle faire émerger des formes nouvelles? Comment imaginer un spectacle où chaque interprète est plongé dans de multiples états de corps, et où se dégage dans chaque scène l’idée de glissement et de rupture, de va-et-vient dans l’instant. Comment créer une oeuvre qui soit à la fois structure et chaos, bousculant nos sensations, impressions de corps et d’âme que l’on pourrait parfois reconnaître ou avoir déjà vécu ? Cette création veut faire apparaître tous les possibles. Les possibles du corps en mouvement. De nos jours que peut bien faire un corps dansant ? Commençons par une hypothèse : l’examen de la relation des mouvements contradictoires peut potentiellement en générer de nouveaux. Il s’agit de représenter une danse multiple. Nous pourrions dire aussi une danse hybride car il s’agit bien de mariage et synthèse de nombreuses tendances. Il en est ainsi de la part organisée d’un corps structuré (géométrique, limité) ou de l’autre, plus organique
(ondulant, impalpable). Mais les corporalités existantes sont multiples et cette recherche ouvre les portes à un grand nombre de matières à visiter, encore inconnues et bien souvent opposées. La vision de ce spectacle, son devenir, serait d’inventer un corps aux langages universels. La danse pour tous, la danse pour chacun et pour former un tout : un corps total, un corps conscient.

Seniors! Variations et temps contés

création plateau 2010 / duo
Ce 1er projet commun est né d’ateliers de danse menés en 2007-2008 avec des personnes hospitalisées en gériatrie à l’hôpital de Port-Louis (56) Cette expérience a bousculé notre regard sur la vieillesse, le temps et la perte, et nous a montré qu’aucune relation entre générations n’est jamais « morte ». Nous avons choisi de parler du corps vieillissant par une pièce chorégraphique vivante, où le corps dansant reste au cœur de la réflexion, à la fois sujet artistique et profondément humain. Porté par une triple signature (Léonard Rainis / Katell Hartereau / Laura Frigato), le projet affirme des écritures qui se répondent, pour composer un tout cohérent qui interroge la sagesse, l’âge et nos façons de regarder les seniors.